VOIR LE VERRE À MOITIÉ PLEIN 

 Je suis du genre optimiste voyez vous. 

Je suis toujours entrain de voir le bon côté des choses.

J’ai toujours été comme ça et j’espère continuer à fonctionner ainsi.

Nous sommes deux provinciaux à la maison.

Un du sud ouest (cette région de dingue où on mange tellement bien ! Sans parler de ce qu’on y boit ! Et puis il y a mois  de la région Rhône Alpes ! Là où il fait beau et où l’apéro est un sport national.

Tu te poses pas la question qu’il soit 11h ou 18h de toute façon c’est forcément l’heure de l’apéro !

Pas vraiment la même manière de fonctionner mais on se trouve des points communs vous vous en doutez bien !

La vie en Province  pour moi c’est synonyme de prendre le temps de vivre. Profiter des petites choses toutes simples sans tout prévoir tout le temps. C’est ne pas être tributaire de tout. C’est faire les choses sur un coup de tête. C’est ne pas forcément dépenser une fortune pour faire plaisir à vos enfants.

Je me souviens de mes années à Aix en Provence où nous rentrions chez nous pour le déjeuner. Tous les volets étaient clos pour éviter que la chaleur n’envahisse l’appartement avec tomettes au sol…

L’appartement était grand, ma soeur et moi avions chacune notre chambre et à partir du mois de mai nous partions tous les dimanches à la plage.

C’était tellement chouette. Sauf le sable dans la voiture (le pire ennemi de mon père 🙂

On peut pas dire qu’on a pas les mêmes préoccupations en Île de France !

Quand je suis arrivée sur Paris j’ai détesté. J’étais adolescente et je laissais mon amoureux de l’époque là bas. Là où le soleil brille 360 jours par an (oui je sais c’est dur de lire ça vu dans quelle panade on est actuellement …)

Je trouvais cette ville sale, bruyante et surtout les gens…comment dire…un accent bizarre, tout le monde  bouscule tout le monde et personne ne prends le temps de rien.

Et puis j’ai découvert les bons côtés de cette immense ville. J’ai passé toutes mes soirées à Montmartre avec celui qui allait devenir mon mari.

J’ai passé des soirées exceptionnelles ici, je suis rentrée chez moi complètement pompette, j’ai fais les meilleurs affaires niveau soldes aussi sans oublier que cette ville a vu naître mes deux enfants.

Mais car il y a toujours un mais…

Mais je sature de cette ville. Quinze ans que je la supporte. Que je prends sur moi. Que je trouve normal d’être bloqué dans le bus pendant 30mn à cause d’un camion qui bloque la route.

Quinze ans que je me fais bousculer dans le métro. Quinze ans que je vois le ciel gris et la petite pluie fine.

Quinze ans que je paye un loyer exorbitant, que je me tape les embouteillages, que je réfléchis à deux fois avant de partir en week-end parce qu’evidemment il va falloir se taper la sortie et la retour dans Paris.

J’ai galéré pour avoir une place en crèche municipale (je l’attends toujours d’ailleurs.)

Du coup j’ai pris une nounou et je me suis tapée quatre ans aux prud’hommes..Well Well…

Bref j’attends. Je prends mon mal en patience comme dirait mon petit papa.

Soyons clairs nous ne sommes pas malheureux. Notre appartement est certes un peu petit et sans jardin mais on s’y sent bien et ma concierge est une perle.

Nous avons fait le choix de partir en banlieue à la naissance de notre premier enfant. Comme beaucoup de gens d’ailleurs.

C’était ça où on dormait avec nos enfants. NO WAY!

Nous sommes à 5mn à pied de plusieurs espaces verts, nous en profitons pour pique niquer (quand il ne pleut pas ÉVIDEMMENT.)

Comme souvent c’est le boulot qui ne nous permets pas de partir d’ici. Nous nous efforçons de voir le bon côté des choses, de nous dire que principal c’est d’être ensemble.

Évidemment Paris est une magnifique ville où il se passe toujours quelque chose. ENFIN soyons clairs quand tu bosses comme une tarée à temps et que tu as deux gosses les beautés de Paris  c’est pas souvent quelles te sautes aux yeux hein !

Nous aimerions un jour voir si l’herbe est plus verte ailleurs…

Alors on attends…et on y croit !

Et en attendant on part dès  que l’on peut pour se vider la tête.

C’est pas souvent mais quand ça arrive c’est chouette.

Tiens d’ailleurs je vous laisse on file à Lille pour le week-end. On va pas trouver le soleil là bas mais on s’en fout on va faire la fête quand même  🙂

Bon week-end !!!!

Morgane


6 réflexions sur “VOIR LE VERRE À MOITIÉ PLEIN 

  1. Je comprends… moi aussi j’aimerais parfois quitter Paris. On n’a pas toujours l’impression d’en profiter quand on fait Métro, boulot, Marmots… Mais Paris sera toujours Paris, « celle la plus belle, c’est bien l’ennui » (Thomas Dutronc)!

  2. Je découvre ton blog via ce billet … Moi qui ai choisi il y a 10 ans de quitter la ville (Bruxelles) pour un endroit où y a même pas de nom de rue en Auvergne (ça donne le ton) … Le choix était radical et il m’arrive de me demander s’il ne l’était pas trop. La ville me manque et notamment les terrasses de café (j’ai toujours le sens des priorités), les concerts, les expos, les cinés. Mais ici j’ai troqué les embouteillages contre les troupeaux de moutons, la vue de l’appart du voisin contre un panorama sur les volcans, les cantines surfaites et hors de prix contre des petites auberges charmantes, 3 m2 de terrasse contre un terrain qu’il faut débroussailler … Alors si l’effervescence de la ville me manque, pas sûre que je pourrais faire machine arrière facilement ! Tiens, j’écrirais bien un billet là dessus. Merci pour ton partage d’expérience, je vais me mettre à suivre tes aventures 😉 …

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